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Posts tagged ‘u mag’

13
Jan

Burning Man

Looking back at Embrace-XL

Le Festival du Burning Man c’est 70000 personnes regroupées sur un immense lac asséché, transformé pendant une semaine en ville éphémère où l’art et la musique sont rois, l’argent proscrit et où « le bizarre»  ne veut plus rien dire.

Et sinon concrètement ça se passe comment ?

Pour pouvoir goûter au vent de liberté qui souffle à la fin du mois d’août su Black Rock City, au nord de Reno, votre esprit aventureux ne suffira pas. Un peu d’organisation, de patience et d’argent sont nécessaire aussi… pour acheter, dès le mois de janvier, votre ticket d’entrée (380$), prendre votre billet d’avion, louer  un camping car (camper sous la tente c’est possible mais plutôt courageux) ; il faut aussi acheter un vélo pou parcourir l’immensité du site, enfin, ramener toute sa nourriture et son eau pour survivre une semaine au milieu de nulle part.

Mais pourquoi tant d’efforts à faire ? Parce que le Burning Man ce n’est pas juste un festival où l’on paie et profite, c’est une expérience participative qui se mérite, un état d’esprit, une philosophie.

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La vie et les activités durant le festival sont d’ailleurs structurées en 10 principes…à découvrir ici : http://bit.ly/1suSWg4

 

28
Avr

Un zeste d’actus, une pincée de mode et d’art… vous obtenez Kiss My Art !

KissMyArt.fr, lancé par Laure de Régloix,  est un joyeux mélange d’actus, né de l’idée que mode et art se rapprochent toujours plus et parfois ne font qu’un.

Laure de regloix

A la fois glam, girly, arty, intello mais surtout pas trop, l’actu de Kiss My Art est le fruit d’un papillonnage à Paris dans la rue, les boutiques et les musées. Ni trop insolent, ni trop dans les rangs, Kiss My Art se revendique indépendant.

Ici tout s’embrasse, la mode s’invite dans les musées, l’art contemporain et le design flirtent avec les griffes de renom et les flash crépitent joyeusement autour de tout ça.

Chaque jour une news, une tendance, un scoop, de jolis mots illustrés de nombreuses photos et parfois même des vidéos.  Alors… une seule chose à faire, cliquez et embrassez qui vous voudrez.

http://www.kissmyart.fr/

22
Avr

Dorothée Lachaud, une vie à 100 à l’heure !

« Je n’ai pas réellement de phrase qui résumerait ma philosophie de vie, elle va trop vite ! »

Dorothée LACHAUD

Passionnée de voyages et de littérature, Dorothée est une amoureuse de la vie qu’elle vit à 200%, d’ailleurs, elle nous avoue qu’elle aimerait que les journées durent 30h et non 24 ! Ses inspirations dans la vie sont les héroïnes issues de ses livres préférés mais aussi les auteurs pour leur capacité à donner vie au papier. Ils sont multiples : Tolkien, Irving, Camus… C’est une grande passionnée de lecture et d’écriture, elle s’adonne d’ailleurs à cette activité via son blog www.polfiction2013.wordpress.com, portant sur l’actualité politique sous le prisme des séries TV.

A la fin de son master 2 en Communication Politique, elle souhaite partir vivre à l’étranger, se perdre dans de nouvelles villes, appréhender et se fondre dans d’autres cultures. Le frisson de la découverte, voilà ce qui l’anime !

Pour la petite anecdote, elle nous avoue une autre passion, pour le moins inattendue : les olives vertes !

Pour d’autres informations, rendez-vous ici : Linkedin

17
Avr

Le nouveau U Magazine est sorti !

Le U Magazine vient de sortir et fête le printemps !

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Découvrez vite ses nouveautés mode/beauté, son interview exclusive et partez à la conquête des grands espaces en Amérique du sud !

Excellente découverte avec votre U Magazine !

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www.uuumag.com

15
Avr

Lou Camino la globe-trotteuse du U Mag


LOU CAMINO 

 

« Vivre, ce n’est pas se trouver, c’est se créer »  George Bernard Shaw

 

 « Globe-trotteuse et tête chercheuse » , c’est une expression que d’autres ont trouvé pour moi pour me qualifier rapidement.

Issue de formations en sciences physique, journalisme et sociologie du cinéma, elle est aussi
conceptrice-rédactrice, auteur, photographe autodidacte principalement ; graphiste, maquettiste… Forte d’une expérience de 10 ans dans la communication et le journalisme grand public, ses domaines de prédilections sont les sciences et les arts.

Elle mène en parallèle des projets artistiques s’appuyant sur les arts visuels que l’on peut découvrir sur son site internet www.loucamino.com, où elle y expose son univers et ses projets individuels et collectifs. On y retrouve des textes mais aussi de très jolies photos artistiques qui attirent près de 450 curieux par jour !

Elle a rejoint le U Mag car la perspective d’écrire des articles de voyage l’enthousiasmait beaucoup comme de participer à la création d’un nouveau support.

20
Mar

Et l’aventure du U Mag a commencé avec le photographe Grégoire Malher

Grégoire

 

 

Grégoire Malher fait ses débuts en 1999 dans les studios Pin up à Paris. Il y perfectionne sa technique en assistant pendant trois ans les plus grands noms de la photographie.En 2005, il débute un vaste travail sur le rapport entre le corps humain et la nature qui donne naissance à la série «Vertige » exposée par  « A3 art » à Paris.

 

En 2008, le premier volet de sa série « Rapid Eye Movement », travail sur la représentation du rêve, est présenté à l’espace Iris, à Paris.On trouve les clefs de son inspiration dans la musique, le cinéma et surtout les voyages.

 

Si le reportage est le moyen pour lui de se confronter au réel en captant les expressions vraies de l’humain, c’est dans la mode qu’il compose des images reflets de rêves, à la recherche de perfection et d’esthétique.

 

Découvrez son univers ici : www.fashion.gregoiremahler.fr

12
Nov

U Magazine : Hawaii, de la jungle aux volcans en passant par les étoiles

 Avec ses deux sommets volcaniques culminant à plus de 4 000 mètres, Big Island offre un double visage haut en contrastes et couleurs aux visiteurs souhaitant découvrir Hawaii sous un autre prisme que le farniente et les plages de sable fin… 

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Vous atteindrez certainement Hawaii par l’aéroport d’Honolulu, porte d’entrée et de sortie privilégiée de cet archipel dont la seule évocation fait scintiller les mirettes. Aloha ! Nom de carte postale, ambiance de carte postale, carte postale tout court. Et pourtant, vous n’y passerez que quelques heures. Vous protestez ? Bon, très bien, je vous accorde une petite halte à Waikiki Beach, histoire de flirter avec une certaine image du paradis, en espérant que la présence, déconcertante, de tours-hôtels sur la plage même n’altèrera pas votre plaisir. Sortie en voilier, initiation au surf, paddle, barque, shopping, visite de Pearl Harbor et bien d’autres choses encore, vous aurez l’embarras du choix pour occuper vos journées. Mais honnêtement, l’eau translucide, la chaleur et les cocotiers, c’est surfait ! Vous pouvez trouver tout ça ailleurs. En revanche, un volcan toujours en activité, un sommet où côtoyer les étoiles, des forêts tropicales où se perdre, le tout dans une même unité de lieu, c’est déjà plus rare…

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Big Island nous voilà !

Retour donc à l’aéroport d’Honolulu, côté vols intérieurs – vous ne pouvez en effet sauter d’île en île qu’en avion (petit), les bateaux étant réservés aux croisières organisées. Direction Hilo, sur la côte nord-est de Big Island, ou Grande Ile, appelée aussi Hawaii. Comme son nom l’indique, c’est, et de loin, la plus grande île de l’archipel qui en compte 137, distribuées sur une épine dorsale sortant de l’eau, stigmate de l’intense activité volcanique profonde à l’origine de son existence. Ainsi Big Island, Oahu (que vous venez de quitter), Mauai, Kahoolawe, Lanai, Kauai, Molokai, Niihau – les plus connues – sont-elles les parties émergées d’énormes volcans basaltiques.

Pendant ce court vol, avec un peu de chance, vous serez coté hublot et pourrez donc faire connaissance avec cette île singulière. Quelque chose vous sautera instantanément aux yeux : l’île paraît littéralement coupée en deux. Aridité, noirceur et désolation côté ouest, luxuriance, verdure et humidité côté est. Et au milieu, non pas une rivière, mais plusieurs sommets bombés agrippant les nuages comme une bande Velcro.

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« Par-delà les confins des sphères étoilées »

Parmi eux, central et impérial, le Mauna Kea, point culminant de l’île. Un mythe pour les amateurs d’astronomie et de nuits étoilées. Perché à plus de 4 200 mètres d’altitude, balayé par des vents à décoiffer un chauve, ce volcan bouclier éteint quasi désertique figure parmi les endroits au monde où le ciel est le plus pur, garantie d’un spectacle à couper le souffle dès la tombée de la nuit. Ce n’est pas un hasard si plusieurs observatoires internationaux s’y sont installés. Après avoir été autorisé à admirer la révérence du soleil au dessus des nuages et à vous frotter aux crêtes des cônes rougeâtres alentours, le profane est invité à descendre au visitor center d’Onizuka à 2 800 m pour une visite guidée de la Voie Lactée, télescope compris. Emerveillement certifié face à ce spectacle céleste sublime et inhabituel pour nous qui peinons parfois à voir la Lune, noyée dans la pollution lumineuse de nos cités trop éclairées. 

L’île verte

u magazineLe Mauna Kea, où il neige en hiver offrant ainsi aux plus téméraires la possibilité de skier, fait office de frontière invisible sur cette île bicéphale, entre île verte et île noire, une sorte de barrage où s’accrochent les nuages portés par les alizés permanents venant du nord. A 15 kilomètres de distance de part et d’autre de ce sommet, la pluviométrie oscille entre 360 et 5 000 millimètres par an ! Les couleurs passent d’une palette de gris noir jaune à un vert omniprésent. Face orientale exposée aux vents ascendants : contours déchiquetés, océan agité, pluies suffisamment régulières pour générer des forêts tropicales, vallées profondes et hautes chutes d’eau…

Un exemple parmi tant d’autres : l’impressionnante Waipi’o Valley au nord-est de l’île, vallée encaissée aux airs d’amphithéâtre géant dont les parois quasi verticales atteignent 600 mètres de haut et sont recouvertes d’un camaïeu de vert. Les cascades s’y précipitent à la faveur des pluies qui l’arrosent, alimentant une rivière qui se déverse dans une baie très prisée des surfeurs. On atteint le tapis vert par une route sinueuse très pentue (plus de 25% par endroits) à pied ou en 4×4. Arrivés en bas, opter pour la droite vous conduira à l’océan et à l’une des plus grandes plages de sable noir de l’île tandis que choisir la voie de gauche, côté terre, vous entraînera dans un océan de verdure fait de plantes, de fleurs, d’arbres endémiques tentaculaires et autres cultures de taro. Une végétation luxuriante qui vous accompagnera jusqu’à Hilo, la ville la plus pluvieuse des Etats-Unis…

L’île noire

De l’autre côté du Mauna Kea se déploie un visage d’apparence beaucoup plus austère, sombre, rocailleux, minéral, largement marqué par les éruptions du Mauna Loa et du Kīlauea, même si c’est aussi sur ce versant occidental moins soumis au vent que le climat est le plus clément et où se trouvent les plus belles plages de Big Island cernées de roches basaltiques noires venant contraster avec le bleu turquoise d’une eau plus que séduisante. Avec ses pentes faibles, le Mauna Loa – longue montagne en hawaïen – est un empilement de coulées basaltiques à peine moins haut que le Mauna Kea et recouvre la moitié de la superficie de l’île !

Si sa dernière manifestation d’envergure remonte à 1996, le Kīlauea, lui, a craché jets de lave et roche fondue en 2011 et 2012, un spectacle exceptionnel pour les amateurs de sensations fortes… Plus sobrement, le visiteur pourra traverser le Kīlauea Iki, ancien lac de lave solidifiée après une éruption dans les années 1950, et découvrir fissures ouvertes, soulèvements cataclysmiques, fumerolles et scories en toute sécurité ou bien, se diriger vers l’océan pour suivre le chemin emprunté par les coulées de lave successives, barrant les routes sans complexe et redessinant progressivement les contours de l’île à chaque nouvelle explosion. Si vous n’êtes jamais allés sur la Lune, dites vous que cela ressemble un peu à cela…Mais contrairement à notre satellite, sur ces volcans, après le passage d’une lave dévastatrice, la vie reprend peu à peu ses droits, fougères, arbustes, fleurs réussissant, à force de persévérance, à se frayer leur chemin dans un territoire aussi inhospitalier que fascinant…

Lou Camino

Consultez le e-book de Lou Camino ici. 

12
Nov

U Magazine: Hawaii, from jungle to volcanos through the stars

With its two volcanos summit high of 4 000 m, Big Island offers a double face full of contrasts and colors for tourists who wish to discover Hawaii instead of just lying on a beautiful white sand beach …

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You will reach Hawaii by the Honolulu airport, main entrance and favorite way out of this archipelago whose mere mention makes eyes sparkle.  Aloha! Sounds like a name on a postal card, with the postal card landscape. In fact, a postal card, simply! However, you will only stay there for a few hours. Not happy? Well … In this case I allow you to take a little break at Waikiki Beach, in order to flirt with a taste of paradise, hoping that the presence of the towers-hotels on the beach will not alter your pleasure. Pearl Harbor’s visit, boat trip, surf session, paddle, stroll in a bark, shopping, and some more! You’ll have so much choice to spend your days. Because honestly, clear and turquoise water, sun and coconuts, this is so overrated! You could find that everywhere else! However, a still active volcano, a summit where you can hug stars and tropical forests … All these things in only one place, this is already much more rare!

Sans titre-3Big Island here we are!

Back to Honolulu’s airport for your domestic’s flights – you can only jump from island to island with small airplanes, boats are only reserved for cruises and tour operator. Let’s go to Hilo, on the North-West coast of Big Island, also called Hawaii. As its name suggests it, this is, by far, the largest island of the archipelago which counts 137, distributed over a backbone out of water, consequences of a deep and intense volcano activity at the origin of its existence. Thus Big Island, Oahu (that you just left), Mauai, Kahoolawe, Lanai, Molokai, Niihau – best known – are the emerged parts of huge basaltic volcanoes.    

During this short flight, with a bit of luck, you will be window side and could observe this unique island. Instantly a detail will jump at you: the island seems literally cut in half. Aridity, blackness and desolation on the West side, luxuriance, greenery and humidity on the East side. And in the middle, not a river, but several curved peaks gripping the clouds like a Velcro strip.

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« Beyond confines of starry spheres »

Among them, central and imperial, Mauna Kea, the highest point of the island. A myth for amateurs of astronomy and starry nights. Perched over 4 200 meters, swept by winds able to mess up hair of a bald, this volcano almost extinct, guarantee a breathtaking spectacle at nightfall.. It is not a coincidence if several international observatories are settled there. After having seen the sun bowing above the clouds and rubing along with the ridges of reddish cones surrounding, the layman is invited to go to the visitor center at Onizuka up to 2 800 m for a guided tour of the Milky Way, telescope included. Amazement guaranteed facing this magnificence and unusual celestial spectacle for us who hardly see the Moon, drowned in the luminous pollution of our cities too illuminated.

The green Island

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The Mauna Kea (snowing in winter and offering to the most audacious the possibility to go skiing) is using as an invisible border on the island, between the green island and the black island. A kind of dam where the clouds carried by permanent trade winds from North, cling. At 15 kilometers away from either side of the summit, the rainfall varies between 360 and 5000 mm per year! The colors go from a palette of black, gray and yellow to ubiquitous green. The Eastern side is exposed to updrafts: ragged contours, restless ocean, regular rainfall enough to generate tropical forests, deep valleys and high waterfalls …

One example among many: the impressive Waipi’o Valley, northeast of the island, is a steep-sided valley that looks like a giant amphitheater whose walls, almost vertical, reach 600 meters high and are covered with 50 shades of green valley. Diluvian rains flows into waterfalls which rush down and flow, in their turn, into a river that pours into a bay greatly prized by surfers. We reach green spaces by a winding and steep road (over 25% in places) to do on foot or by 4×4. Once arrived down, opt for the right side will lead you to the ocean and one of the largest black sand beaches of the island while choose the left, land side, will take you on a greenery sea made of plants, flowers, sprawling native trees and other crops of taro. A lush vegetation will accompany you till Hilo, the rainiest city in the United States …

The black island

On the other side of Mauna Kea spreads a façade which seems much more austere, gloomy, stony, mineral, and widely marked by eruptions of Mauna Loa and Kilauea , even if this occidental slope is less subject to winds and has the most clement climate. This is also on this side that you’ll find the most beautiful beaches of Big island surrounded by black basaltic rocks which contrast with turquoise-blue of a really very attractive water. With its weak slopes, Mauna Loa – long mountain in Hawaiian – is a piling up of basaltic slides, hardly higher than Mauna Kea, which cover half of the island’s area. 

If its last great eruption dates back to 1996, the Kilauea, has ejected lava and melted rocks in 2011 and 2012, and gave an exceptional show for amateurs of thrills… More soberly, visitors can cross the Kīlauea Iki, former lake of solidified lava formed after an eruption in the 1950s, and safely discover open cracks, cataclysmic elevations, gas emanations and scoria. Or, they can follow the successive lava flows towards the ocean which, blocks roads and progressively redraw the island’s contours at each new explosion. You never been to the Moon? So, be happy the landscape you see looks like the Moon’s one! But unlike the moon, on these volcanoes, the aftermath of a devastating lava, life slowly reasserts itself, ferns, bushes, flowers, successfully and with perseverance, come back to life, making their way through a territory as inhospitable as fascinating …

Lou Camino

To see her e-book, click here

6
Nov

U Magazine: Prisoners

« I’ve rarely seen such a terrifying movie, as well as Psycho and Seven. Prisoners is as strong as them. One of the scariest movies of all time.” This kind of statement excites all the senses especially when the tweet is signed by William Friedkin, the father of The Exorcist. The return of the great visceral thriller orchestrated by a Quebecker with Wolverine as a headlining performer. An occasion to study this surprising association with impressions of the two protagonist keys.

PrisonersThe masterly success of Prisoners – Mr Friedkin was actually quite right – is surprising as the project looked like others which have failed in the past. The story of a young foreign director revealed to the world through a strong work – Incendies (Fire) and his nomination for Oscar of best foreign film – who will fly too close to the sun facing his Hollywood dream. A too often known equation but which Prisoners does not match at all. In an almost jovial way, Denis Villeneuve admits: « I ​​never thought that one day I will make a film in the USA. Shooting a movie over there was above all fantasy. This gave me opportunity to meet some artists I would never had the chance to meet in shooting in Montreal. I was ready to play the game for once.

I needed to realize on site if all the horror stories I heard about Hollywood, were true. I was afraid to do it but on the other hand I thought it was good to get out of my comfort zone. I really wanted to put myself in danger.I went there to have the opportunity to learn with masters and at worst I would have gone home but in discovering another way of work. « 

The author – revealed in Cannes in 1998 in the section Un certain regard with Un 32 août sur terre – had always signed his movies’ scripts. To only see him behind the camera for Prisoners could let us think he was trying a new experience and leave behind his copyright ambitions. However, Denis Villeneuve contradicts himself: “I draw your attention on the fact that I choose to meet people from a production company that had the reputation for taking care of their filmmakers. 

Hugh-Jackman-PrisonersIndeed, they kept their promises. They protected my identity and never tried to control me. I always wrote my movies in Quebec because I have never met any scriptwriters able to write something that pleases to me. We often criticize Americans and their movies, but their scripts are honestly very good. I have read many scenarios but this is the scenario of Prisoners which really interested me the most. The story made myself feel anxious and scared. I loved it but I left it on a side thinking I could never do it. 10 months later, I still thought about it and I called my agent to find out where was the project. The producers wanted to meet me. I thought that I wanted to live at least once the experience to face to 12 executives. At such meetings, there are so many people in front of you that you’re obliged to make with your head a sign to see them all.

I really wanted to see if it was as I thought. Et surprisingly, they have all wanted to work with me even if I put my limits straight away: “You want to make the movie I want to make. You came to pick me up because you liked “Incendies”. If you want to go this way, I’ll be happy to do it. However if you’re looking for someone to be at your disposal, forget me, there are more than 3000 people in Los Angeles that could do it and they would do it better than me. I have been very strict regarding the direction I wanted to take. They promised and they actually hold their engagement.

imagesWe must say that to convince, Denis Villeneuve had an ally in the person of Hugh Jackman. The Australian actor, recently nominated for an Oscar for best actor for Les Misérables, greatly appreciates the Quebec director: « The only thing I saw from Denis Villeneuve, was Incendies. When I heard that the producers of Prisoners wanted to hire him, I went to the meeting, but I already knew that I was going to say yes to the movie. I did not tell him at first, but his presence convinced me to be part of the adventure. This was one of the best decisions of my life. My instinct did not deceive me. Denis was exactly the filmmaker we needed. He had this ability to mix drama and thriller. And that’s why the film is such a success. The story is exciting; it makes you ask questions during but also after while maintaining a real tension and suspense around the investigation. The combination is very exciting. « 

By choosing to involve on this time trial of a father ready for anything to make speaking the person suspected of having kidnapped his daughter, Hugh Jackman shows another facet of his acting talents. A situation that the actor claims vigorously: « I ​​am constantly trying to interpret different characters from each other. I know how much I’m famous because of Wolverine. Besides, I’m still so amazed to have had this role. It was a great bonus for my career and I loved playing him. But I need and want to go in other directions also. The character I play in Prisoners satisfies this need. I liked the deeply human side of Keller. Personally, I am a moderated person. In all situations. When I go out drinking glasses, I just take a few. While Keller is a former alcoholic, he is very religious; he is a survivor with an extreme behavior. He has so many demons and fears buried deep inside him. To see him trying to control them as much as possible is something really heartbreaking and it was a real challenge to personify his character. « 

prisoners_jackmanDifficult then not to ask the actor if he had thought about the way he would have act instead of his character: « Most of the film was too brutal and too hard emotionally for me to identify myself. I had to do some research and meet real families who have experienced these tragedies, and that was more than enough for me. For torture’s scenes, it was actually very hard. I imagined doing this to someone. Even though my character has legitimate doubts about the person he is torturing. He is convinced that the young man knows something. So in the end, I understood how Keller felt. I personally doubt if I would go so far but I’m sure my wife would do (smile). « 

A joke which reminds us that we are in presence of an extreme work in the Hollywood context. If Prisoners has the dramatic resources of a thriller with a lot specificities of the field (the famous mystery about the identity of the culprit that Villeneuve keeps almost till the end), it is way more complex than a simple movie of revenge. It concerns painful questions about American society while extending the dark questions of the filmmaker on the human soul. A kind of UFO in Los Angeles whose success at the U.S. box office greatly pleased its lead actor: « Prisoners plays with classic archetypes of the hero. It goes further and pushes the boundaries of the genre. I am glad that people go to see and even more than the studios realize that it is possible to go further and push the audience to think a little more. » This is maybe a new era that now begin thanks to a curious Quebecker’s curiosity, who may have given a way to another burst of intelligent and memorable thrillers.

Laurent Pécha

To hear the interview in HD, click here

6
Nov

U Magazine : Prisoners

« J’ai rarement vu un film aussi terrifiant, au même titre que Psychose et Seven. Prisoners est aussi fort que ça. Un des films les plus effrayants de tous les temps. » Le genre d’affirmation qui excite d’autant plus les sens que le tweet est signé par William Friedkin, le papa de L’Exorciste. Le retour du grand thriller viscéral orchestré par un québécois avec en tête d’affiche l’interprète de Wolverine. L’occasion de disséquer cette surprenante association avec les propos des principaux intéressés.

PrisonersLa réussite magistrale de Prisoners – le père William a effectivement bien raison – a de quoi surprendre tant le projet ressemblait a priori à tant d’autres qui ont échoué par le passé. L’histoire du jeune réalisateur étranger révélé au monde par le truchement d’une œuvre forte – Incendies et sa nomination à l’Oscar du meilleur film étranger – et qui va se brûler les ailes face à son rêve hollywoodien. Une équation trop souvent connue mais à laquelle l’expérience Prisoners ne correspond pas du tout. D’un ton presque jovial, Denis Villeneuve avoue ainsi : « Je n’ai jamais pensé un jour que j’irai tourner un film aux USA. Tourner là-bas, c’est avant tout du pur fantasme. Cela me donnait accès à des artistes que je n’aurai jamais pu avoir en tournant à Montréal. J’étais donc prêt à jouer le jeu une fois.

J’avais envie d’aller me rendre compte sur place si toutes les histoires d’horreur que j’avais entendues sur Hollywood, étaient vraies. J’avais peur de le faire mais d’un autre côté je trouvais cela sain de sortir de ma zone de confort. Il y avait le désir de me mettre en situation de danger.

J’allais là-bas pour avoir l’opportunité d’apprendre avec des maîtres et au pire je serai rentré chez moi en ayant découvert une autre façon de travailler. »

L’auteur, révélé à Cannes en 1998 dans la section Un certain regard avec Un 32 août sur terre, avait jusqu’ici toujours signé le scénario de ses films. Le voir créditer seulement à la mise en scène de Prisoners, pouvait laisser à penser qu’il avait donc simplement tenté la carte de l’expérience nouvelle en laissant de côté ses velléités d’auteur. Ce que l’intéressé vient vite contredire : « Attention, je ne suis pas arrivé n’importe où. J’avais choisi de rencontrer des gens d’une maison de production qui avait la réputation de prendre soin de leurs cinéastes.

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Effectivement, ils ont tenu leurs promesses. Ils ont protégé mon identité, ils n’ont pas essayé de me contrôler. J’ai toujours écrit mes films au Québec parce que je n’ai tout simplement jamais rencontré de scénaristes susceptibles d’écrire quelque chose qui me parle vraiment. On a beau critiqué les américains et leurs films mais si il y a bien un truc qu’ils savent faire, c’est au niveau de l’écriture. J’ai lu de nombreux scénarios mais c’est celui de Prisoners qui m’a vraiment interpellé. Il m’a angoissé et fait peur. Je l’ai adoré mais je l’ai mis de côté en me disant que jamais je pourrai le faire. 10 mois plus tard, j’y pensais pourtant encore et j’ai rappelé mes agents pour savoir où en était le projet. Les producteurs voulaient me rencontrer. Je me suis dit que je voulais au moins vivre une fois l’expérience de me retrouver face à 12 exécutifs. A ce genre de réunion, il y a tellement de gens devant toi que tu es obligé de faire un panneau avec ta tête pour tous les voir. J’étais vraiment curieux de savoir si c’était comme on me l’avait tant raconté. Et à ma grande surprise, ils ont vraiment eu envie de travailler avec moi. J’ai mis une limite tout de suite : « vous voulez faire le film que je veux faire. Vous êtes venus me chercher parce que vous aimez Incendies. Si vous voulez aller dans cette direction là, je le fais avec joie. Mais si vous cherchez quelqu’un qui soit à votre service, il y a 3000 personnes à Los Angeles qui peuvent le faire et qui en plus le feront VRAIMENT mieux que moi. J’ai donc été très ferme sur la direction dans laquelle je voulais aller. Ils ont promis et en plus ils ont tenu leur promesse. »

imagesIl faut dire que pour faire passer la pilule, Denis Villeneuve avait un allié de poids en la personne de Hugh Jackman. L’acteur australien, récemment nominé à l’Oscar du meilleur acteur pour Les Misérables, apprécie énormément le réalisateur québécois : « La seule chose que j’avais vu de Denis Villeneuve, c’est Incendies. Quand j’ai entendu que les producteurs de Prisoners voulaient l’engager, je suis allé à la réunion mais je savais déjà que j’allais dire oui au film. Je ne lui avais pas dit à l’époque, mais sa présence m’avait convaincu de faire partie de l’aventure. Cela a été une des meilleures décisions de ma vie. Mon instinct ne m’a pas trompé. Denis était exactement le cinéaste qu’il nous fallait, il avait cette capacité à mixer le drame et le thriller. C’est pour ça que le film est si réussi. Le récit est stimulant, il vous fait vous poser des questions pendant mais aussi après la projection tout en gardant une vraie tension et suspense autour de l’enquête. La combinaison est très excitante.  »

En choisissant de s’embarquer dans cette course contre la montre d’un père prêt à tout pour faire parler la personne qu’il soupçonne d’avoir enlevé sa fille, Hugh Jackman montre une autre facette de ses talents d’acteur. Une situation que le comédien revendique vigoureusement : « Je cherche constamment à interpréter des personnages différents les uns des autres. Je sais à quel point je suis connu grâce à Wolverine et d’ailleurs je suis toujours autant stupéfait d’avoir eu le rôle. Ce fut un sacré bonus pour ma carrière et j’adore le jouer à l’écran. Mais j’ai besoin et l’envie d’aller aussi dans d’autres directions. Le personnage que j’interprète dans Prisoners répond tout à fait à cela. J’ai aimé le côté profondément humain de Keller. Personnellement, je suis quelqu’un de modéré. Dans toutes les situations. Quand je sors boire des verres, je n’en prends que quelques uns. Alors que Keller est un ancien alcoolique, il est très religieux, c’est un survivant au comportement extrême. Il a tellement de démons et de peurs enfouies au fond de lui. Le voir essayer de les contrôler le mieux possible est quelque chose de vraiment déchirant et ce fut un vrai challenge pour le personnifier. »

prisoners_jackmanDifficile alors de ne pas demander au comédien de savoir s’il avait réfléchi à ce qu’il aurait fait à la place de son personnage : « La plupart du film était trop brutal et trop fort émotionnellement pour que je puisse m’y identifier. Faire des recherches et aller à la rencontre des vraies familles ayant vécu ces drames, cela m’a amplement suffi. Pour les scènes de torture, cela fut effectivement très dur. Je me suis imaginé faire ça à quelqu’un. Mais mon personnage a quand même des doutes légitimes envers la personne qu’il torture. Il est persuadé que le jeune homme sait quelque chose. Donc, au final, je comprenais ce que ressentait Keller. Je ne sais pas si personnellement je pourrai aller aussi loin mais je suis sûr que ma femme le ferait (sourire). »

Une boutade qui ne doit pas faire oublier que l’on est bien en présence d’une œuvre extrême dans le contexte hollywoodien. Si Prisoners a les ressorts dramatiques d’un thriller avec un cahier des charges bien rempli dans le domaine (le fameux mystère sur l’identité du coupable que Villeneuve entretient presque jusqu’au bout), il est bien plus complexe qu’un simple film de vengeance. Il pose des questions douloureuses sur la société américaine tout en prolongeant les interrogations sombres du cinéaste sur l’âme humaine. Une sorte d’OVNI à Los Angeles dont le succès au box-office US réjouit considérablement son interprète principal : « Prisoners joue avec les archétypes classiques du héros. Il va plus loin et repousse les limites du genre. Je suis ravi que les gens aillent le voir et encore plus que les studios se rendent compte qu’il est possible d’aller plus loin et de pousser les spectateurs à réfléchir un peu plus. » Comme quoi, en allant tenter sa chance presque par curiosité, un québécois a peut-être ouvert la boîte de pandore pour une nouvelle salve de thrillers intelligents et mémorables.

Laurent Pécha 

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